Cheat sheet · 57 termes

Le lexique de l'impression 3D

Chaque terme du métier défini en une phrase, classé par thème. Le réflexe : un mot inconnu dans un tuto ou un panneau du slicer, on le filtre ici

57 termes

Fichiers et flux de travail

STL
format de maillage 3D le plus répandu sur les sites de modèles : la géométrie seule, sans couleur ni réglages
3MF
format moderne qui embarque la scène complète : objets, positions, réglages, couleurs. Le bon format pour sauvegarder un projet de slicer
G-code
les instructions machine produites par le slicer : trajets, températures, vitesses. Lié à UN profil d'imprimante, non modifiable, non ré-importable comme modèle
Slicertrancheur
logiciel qui découpe un modèle 3D en couches et génère le g-code. Elegoo Slicer est un fork d'OrcaSlicer
Profil / preset
jeu de réglages sauvegardé pour une machine, un filament ou un process. Un g-code tranché avec le mauvais profil machine est refusé ou dangereux
Maillagemesh
surface 3D décrite en triangles. Un maillage troué ou non étanche (non manifold) fait échouer le tranchage
Firmware
logiciel embarqué dans l'imprimante : il exécute le g-code, gère le nivellement et la sécurité thermique

Réglages de tranchage

Hauteur de couchelayer height
épaisseur de chaque strate. 0,2 mm en standard, plus fin = plus lisse et plus lent. Maximum ~80 % du diamètre de buse
Paroiswalls, perimeters
contours pleins de chaque couche. Premier facteur de solidité d'une pièce, avant le remplissage
Remplissageinfill
structure interne de la pièce : motif (gyroïde, grille) et densité en %. Soutient les couches du dessus plus qu'il ne renforce
Couches pleinestop / bottom layers
couches fermant la pièce en haut et en bas. Trop peu en haut = pillowing, surface bosselée sur l'infill
Supports
structures sacrificielles sous les surplombs. Arbre (tree) pour les formes organiques, à peindre manuellement pour n'en mettre que là où il faut
Surplomboverhang
surface qui avance dans le vide au-delà de ~45° par rapport à la verticale : nécessite un support ou un redessin
Pontbridge
trait horizontal imprimé dans le vide entre deux appuis. Court et bien refroidi, il se passe de support
Jupeskirt
contour imprimé autour de la pièce pour amorcer la buse, sans la toucher
Brim
collerette collée à la base de la pièce pour augmenter l'adhérence des petites bases : se détache à la main ou au cutter
Raft
radeau complet imprimé sous la pièce. Rare sur machines modernes, utile sur plateaux capricieux ou pièces minuscules
Coutureseam
point de départ vertical des couches, visible comme une cicatrice : à aligner sur une arête pour la cacher
Lissageironing
second passage de la buse à vide sur les surfaces planes du dessus pour les rendre lisses
Fuzzy skin
parois volontairement rugueuses et texturées : cache les couches, agréable en main

Extrusion et mouvement

Busenozzle
l'orifice qui dépose le plastique, 0,4 mm en standard. S'use (surtout avec les filaments chargés) : acier trempé pour le carbone
Hotend
bloc de chauffe qui fond le filament juste avant la buse
Extrudeur
moteur qui pousse le filament. Direct drive (sur la tête, précis, ami du TPU) ou bowden (déporté, tête légère)
Rétractionretraction
recul du filament pendant les déplacements pour couper la pression : le réglage anti-stringing numéro un
Débitflow
quantité réelle de plastique extrudée, en % du théorique. Se calibre par filament
Pressure advance
compensation de l'inertie de pression dans la buse : des angles nets au lieu de coins bavés ou arrondis
Input shaping
mesure et annulation des résonances du châssis : autorise les hautes vitesses sans ghosting
Débit volumétriquevolumetric speed
plafond de fusion du hotend en mm³/s : au-delà, sous-extrusion garantie quelle que soit la vitesse affichée
CoreXY
cinématique où deux moteurs fixes déplacent la tête par courroies croisées, le plateau ne bougeant qu'en Z : rapide et stable, celle de la CC2
Z-offset
distance fine entre la buse et le plateau en première couche : trop près écrase (elephant foot), trop loin décolle
Nivellement autoABL
sondage du plateau point par point pour compenser ses défauts de planéité

Défauts d'impression

Stringing
fils d'araignée entre les parties de la pièce : rétraction insuffisante, température trop haute ou filament humide
Warping
coins qui se décollent et remontent pendant l'impression : contraction thermique, plateau froid ou courants d'air
Elephant foot
première couche écrasée qui déborde en bourrelet : buse trop proche, plateau trop chaud. Se compense d'un chanfrein au dessin
Sous-extrusion
couches maigres, trous, fils manquants : buse encrassée, débit trop bas, filament qui patine ou plafond volumétrique dépassé
Sur-extrusion
surfaces bombées, bavures, cotes gonflées : débit trop haut
Layer shift
étage entier décalé d'un coup : courroie détendue, collision, vitesse excessive
Délamination
fissures entre couches : température trop basse ou refroidissement trop agressif, classique sur ABS hors enceinte
Ghostingringing
échos fantômes répétés autour des détails : vibrations du châssis, vitesse ou accélérations trop hautes
Pillowing
surface du dessus bosselée ou trouée : pas assez de couches pleines en haut ou refroidissement insuffisant
Bouchageclog
buse obstruée, partiellement ou totalement : débris, poussière, chaleur qui remonte (heat creep)

Matériaux

PLA
la matière de départ : facile, précise, rigide. Ramollit vers 55 °C, à réserver à l'intérieur
PETG
le fonctionnel polyvalent : résistant, légèrement flexible, tient l'extérieur abrité. Sensible au stringing et à l'humidité
ABS / ASA
les matières techniques : chaleur et chocs. Exigent une enceinte fermée, l'ASA tient les UV et vieillit mieux dehors
TPU
le flexible : joints, protections, pieds. Sa dureté se mesure en shore (95A courant), s'imprime lentement
Filament chargéCF
PLA ou PETG chargé de fibres carbone : rigide, mat, superbe. Abrasif, buse acier trempé obligatoire
Hygroscopique
qui absorbe l'humidité de l'air. Tous les filaments le sont, le nylon et le PETG en tête : crépitements et fils garantis si stockés à l'air libre au 974
Drybox
boîte étanche avec dessiccant pour stocker (voire imprimer) les bobines à l'abri de l'humidité
Température de transition vitreuseTg
température où la matière ramollit : la vraie limite d'usage d'une pièce, pas la température d'impression

Atelier et production

Benchy
le petit bateau de torture : le test standard qui révèle ponts, surplombs, refroidissement et cotes en 30 minutes
Première couchefirst layer
la couche qui décide de tout : 90 % des impressions ratées meurent ici. Plateau propre, Z-offset juste, vitesse réduite
Tour de purgeprime tower
tour sacrificielle où la buse purge à chaque changement de couleur ou de matière en multi-filament
Insert fileté
écrou laiton posé au fer à souder dans le plastique : le filetage durable pour tout assemblage démontable
Tolérance / jeu
écart volontaire entre deux pièces qui s'assemblent : ~0,2 mm serré, ~0,4 mm coulissant, à tester sur sa machine
Post-traitement
tout ce qui suit la machine : ébavurage, ponçage, inserts, peinture. La différence entre une impression et un produit
CFS / multi-filament
système multi-bobines de la CC2 : plusieurs couleurs ou matières dans une même impression, au prix d'une purge à chaque changement
Coût de revient
matière + amortissement machine + énergie + temps humain. Le temps humain domine sur les petites pièces